Historique

de la commune de Sucé-sur-Erdre

Les grandes périodes historiques …

Quoique l’opinion traditionnelle le fasse provenir de « sulcus », sillon en latin, le nom de Sucé dérive probablement, selon les toponymistes de Sulcius, qui devait être celui d’un propriétaire gallo-romain en ces lieux.

L’Erdre, petite rivière qui naît à La Pouèze près de Candé, ne prit l’aspect qu’on lui voit en aval de Nort-sur-Erdre que par suite de son barrage à Nantes par la chaussée de Barbin, construite au 6e siècle par l’évêque Saint-Félix. Cette chaussée, aujourd’hui remplacée par une écluse au confluent avec la Loire à Malakoff, releva le niveau des eaux en amont ; ceci permit l’ennoiement des marais qui rendaient la vallée insalubre et la navigation jusqu’à Nort-sur-Erdre.

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La rivière s’élargit ainsi en une succession de lacs, les « plaines », en particulier celles de Mazerolles en amont de Sucé. L’Erdre devint alors jusqu’au milieu du 19e siècle la voie de communication principale entre Sucé et Nantes pour les Hommes comme pour les marchandises. La navigation commerciale déclina ensuite pour cesser en 1975. Dès le 18e siècle, les rives de l’Erdre attiraient à Sucé des nantais qui y construisirent de nombreux châteaux, folies ou villas. Pour marquer sa situation aux bords de cette belle rivière, Sucé devint Sucé-sur-Erdre en 1973.

A l’écart des grandes voies, Sucé-sur-Erdre dut sans doute son importance à sa position de passage à l’endroit d’un coude de l’E rdre où la rivière est relativement étroite. Dans ce coude s’é levait Montretrait, la résidence d’été de l’évêque de Nantes, seigneur de Sucé, dont la justice et l’administration (les « Régaires ») entretenaient à Sucé une certaine activité.

Au 16e siècle, comme dans toutes les paroisses alentour, quelques familles nobles se rallièrent au Calvinisme. Après l’Édit de Nantes (1598), Sucé fut choisi comme lieu de culte public de l’É glise réformée. En effet, il était situé à trois lieues de Nantes, distance minimale autorisée, et facilement accessible par l’Erdre. Le temple fut construit aux abords immédiats du cimetière actuel et de la « Cour Gaillard » ; une partie de celle-ci subsiste aujourd’h ui. Les fidèles venaient alors de Nantes par bateau pour y écouter le prêche chaque dimanche. Le temple sera démoli en 1685 par arrêté du Parlement de Bretagne, très peu de temps avant la Révocation de l’Édit de Nantes qui mettra fin à l’existence officielle de l’É glise réformée.

Le 18e siècle voit peu de changement jusqu’à la Révolution. Un nouveau presbytère est construit en 1783. La période révolutionnaire a peu touché Sucé directement.

Le 19e siècle fut, surtout dans sa seconde moitié, une époque de grands travaux. Outre les constructions dans le bourg (l’église, reconstruite de 1841 à 1850, la mairie et les écoles) on procéda à l’amélioration ou à la création de la voirie communale et des communications avec les communes voisines : ouverture de la rue de la Mairie, construction du pont (terminé en 1870), arrivé du chemin de fer…

Pourtant la population et l’activité stagnent jusqu’à la dernière guerre. Ce n’est qu’au milieu du 20e siècle que Sucé est vraiment entré dans l’orbite de Nantes. Ensuite, surtout depuis la fin des années 1970, le tourisme et la proximité de Nantes ont réveillé Sucé-sur-Erdre et ont provoqué la croissance et le renouvellement de sa population.

Par l’association Patrimoine et Histoire…

Quelques ouvrages …

  • « Hier, c’était Sucé… », brochure de souvenirs recueillis par Denise Haudebourg.
  • « Essais historiques sur la paroisse de Sucé, des origines à 1896 », de l’Abbé Grégoire.

Ces ouvrages sont en vente à la Mairie et à l’Office de Tourisme.

Le Parcours Histoire et Patrimoine…

Un parcours de découverte du patrimoine sucéen vous attend dans le cœur de bours de Sucé-sur-Erdre venez le découvrir.

Cliquez sur les épingles du parcours Histoire et patrimoine de la carte pour en savoir plus.

Mairie

Hôtel de Ville« C’est  au  cours  des  années  1840 1880  que  le  bourg  acquiert  la  physionomie  qu’il  gardera jusqu’à nos jours. Jean- Baptiste Dupont, maire de 1839 à 1861, fit percer la rue de la Mairie  (1846), construire la mairie et l’école (1851-1853),  contribua  à  la  construction  de l’église actuelle (terminée par celle du clocher en 1850), fit améliorer la voirie, établir un puits public (il existe toujours, rue de l’Ouest, alors rue de la Fontaine). Il s’efforça d’obtenir la construction d’un pont sur l’Erdre (en prévision duquel il avait fait percer la rue de Mairie), mais ce pont ne fut entrepris qu’en 1869 et mis en service en 1871. Jusqu’alors, pour traverser  l’Erdre et se rendre à Carquefou et Nantes, il fallait prendre un bac. De même, pour traverser  le  Hocmard  sur  le  chemin  de  la  Chapelle-sur-Erdre,  on  devait  prendre  une  barque au  Petit  Nay, où il y avait aussi un passeur. L’ancien pont sur le Hocmard, au pied du rocher, a été construit dans les a nnées 1830 seulement ; il existe toujours, mais la route, qui était étroite et sinueuse  entre  rocher  et  marais,  a  été  rectifiée  à  la  fin  des  années  1980  et  elle  emprunte  un nouveau pont. On comprend qu’avant ces travaux de voirie, l’Erdre ait constitué la  voie  de  communication principale avec Nantes! »

Texte extrait de « Petit résumé de l’histoire de Sucé » disponible sur le site de l’Association Patrimoine et Histoire

Le Pont

Le Pont« C’est  au  cours  des  années  1840 – 1880  que  le  bourg  acquiert  la  physionomie  qu’il  gardera jusqu’à nos jours. Jean- Baptiste Dupont, maire de 1839 à 1861, fit percer la rue de la Mairie  (1846), construire la mairie et l’école (1851-1853),   contribua  à  la  construction  de l’église actuelle (terminée par celle du clocher en 1850), fit améliorer la voirie, établir un puits public (il existe toujours, rue de l’Ouest, alors rue de la Fontaine). Il s’efforça d’obtenir la construction d’un pont sur l’Erdre (en prévision duquel il avait fait percer la rue de Mairie), mais ce pont ne fut entrepris qu’en 1869 et mis en service en 1871. Jusqu’alors, pour traverser  l’Erdre et se rendre à Carquefou et Nantes, il fallait prendre un bac. De même, pour traverser  le  Hocmard  sur  le  chemin  de  la  Chapelle-sur-Erdre,  on  devait  prendre  une  barque au  Petit  Nay, où il y avait aussi un passeur. L’ancien pont sur le Hocmard, au pied du rocher, a été construit dans les années 1830 seulement ; il existe toujours, mais la route, qui était étroite et sinueuse  entre  rocher  et  marais,  a  été  rectifiée  à  la  fin  des  années  1980  et  elle  emprunte  un nouveau pont. On comprend qu’avant ces travaux de voirie, l’Erdre ait constitué la  voie  de  communication principale avec Nantes! »

Texte extrait de « Petit résumé de l’histoire de Sucé » disponible sur le site de l’Association Patrimoine et Histoire

La Tour Gaillard

« L’ensemble de bâtiments anciens le plus remarquable qu’on peut voir dans le bourg se trouve à son entrée lorsqu’on vient de la Chapelle-sur-Erdre.
C’est la cour Gaillard, dont nous reparlerons plus loin à propos du calvinisme à Sucé. Au fond de la cour, on voit la plus belle maison de Sucé, que son aspect ferait dater de la première moitié du 16e siècle ; en 1684 elle fut acquise par un  certain Gaillard, dont la maison, et par extension ensuite toute la cour, reçut  le nom. Celle qui la prolonge vers la droite semble du 17e siècle ; elle dépendait de la  chapellenie fondée en 1639 par la famille Herbert. Les bâtiments en retour sur la gauche paraissent dater de la fin du 16 e ou du tout début du 17 e siècle ; celui qui se trouve en bordure  de la rue est connu des Sucéens sous le nom de «tour Gaillard », bien qu’il ne s’agisse nullement d’une tour. »

Texte extrait de « Petit résumé de l’histoire de Sucé » disponible sur le site de l’Association Patrimoine et Histoire

L'Hôtel des Régaires

Hôtel des Régaires« L’administration des Régaires, initialement au château, s’était installée dans le bourg au cours du 17e siècle ; elle occupait probablement le bâtiment dit hôtel des Régaires, ou du Lion d’Or, que l’on voit encore dans la Grande Rue, et qui paraît dater du début du 16e siècle.

Ce bâtiment a malheureusement beaucoup souffert d’un manque d’entretien, et surtout d ’une «réfection» au début du 20e siècle qui lui a ôté beaucoup de son caractère. L’importance prise par le bourg de Sucé ne tient pas seulement à la situation de celui-ci, port sur l’Erdre et point de passage de la rivière. Le fait que Sucé était un des sièges de l’administration des Régaires, c’est- à-dire des fiefs de l’évêque de Nantes, y a aussi fortement contribué,  surtout  aux  16 eet  17e siècles,  en  en  faisant  la  résidence,  au  moins  temporaire, d’hommes de loi et de fonctionnaires épiscopaux. Sucé fut  érigé en châtellenie en 1456 ; son  ressort judiciaire s’étendait aux paroisses de Casson, Carquefou, Saint-Mars, Mauves et Sucé.

L’évêque, seigneur direct des Régaires, qui couvraient la plus grande grande partie de la  paroisse  de  Sucé,  y était  en  outre  suzerain  immédiat  d’un  certain  nombre de  petits  fiefs  (Launay, Chavagne pour partie). Enfin, les fiefs de Nay, de Procé (qui s’étendait sur une  partie  de  Casson  et  de   Grandchamp),  et  de  Chavagne  pour  partie,  relevaient  en  proche  de  la  châtellenie  de  Blain,  aux  mains  des  Rohan,  mais  en  arrière de l’évêque, châtelain de Sucé.

Dans  les  limites  de  Sucé,  seuls  l’Onglette,  Saint -Denis  et  Saint-Jacques  semblent  avoir échappé à l’autorité seigneuriale de l’évêque ;  ils  paraissent  avoir  dépendu  des  seigneurs  de Pont-Hus (château situé à Petit-Mars). »

Texte extrait de « Petit résumé de l’histoire de Sucé » disponible sur le site de l’Association Patrimoine et Histoire

Puit de la Rue de l'Ouest

Puits de la Rue de l'Ouest« Il existe depuis fort longtemps un puits dans la rue de l’Ouest à Sucé. Il se trouve encastré dans le mur d’une propriété appartenant à la famille Chevreuil. Sur le cadastre de 1839, il figure nettement comme une enclave dans cette propriété (qui comporte également une pièce d’eau).

Ce puits rendait de grands services aux habitants du bourg en attendant le service de l’eau courante. Le boulanger de la rue Pasteur, M. Pigré, allait encore y puiser l’eau nécessaire à la confection de son pain dans les années 1930.

Puis ce puits communal perdit de son intérêt mais il était toujours accessible. Une photo de 1980 le montre toujours utilisable avec un simple volet pour le clore. »

Texte extrait de « Petit résumé de l’histoire de Sucé » disponible sur le site de l’Association Patrimoine et Histoire

La Maison de la Chapellenie des Richard

La Maison de la Chapellenie des Richard « En  face  du clocher de l’église, une maison paraît dater de la fin du 15e ou  du  début  du  16 e siècle ;  elle  abrite  depuis  longtemps  un  café – restaurant ; elle appartenait à l’ancienne chapellenie fondé par la famille Richard.  La partie de la place Charles de Gaulle située derrière elle est bordée  de petites maisons qui par leur aspect paraissent dater du 17e siècle. Près du débouché de cette  place  sur  la  rue  Descartes,  une  maison  de  1656  a  été  récemment  restaurée.  La  rangée  de  maisons  qui  borde  le  côté  Ouest  de  la  rue  Pasteur  est  sans  doute  plus  récente,  du  18 e siècle peut -être. »

Texte extrait de « Petit résumé de l’histoire de Sucé » disponible sur le site de l’Association Patrimoine et Histoire

Ci-dessous, les plaques du parcours Histoire et patrimoine visibles dans les rue de la commune.

Quelques Célébrités

Gravure historique de René DESCARTES

René DESCARTES (1596-1650)

Philosophe, mathématicien et physicien. Grande figure du patrimoine intellectuel sucéen.

  • Le Château de Chavagne appartenait à sa famille. Son nom et sa signature apparaissent à plusieurs reprise dans les registres de SUCE, à l’occasion notamment de baptêmes, en 1617 et 1644.
  • Madame DE SEVIGNÉ a parfois séjourné à Sucé.
  • Aristide BRIAND passait ses vacances chez un oncle, au port de la Gamotrie.

Anecdote :

En 1828, la Duchesse DE BERRY, en visite à NANTES, fit un passage remarqué à Sucé où elle fut acclamée. Quant au Marquis DE DION, l’un des pionniers de l’automobile habitant à Carquefou, il aimait venir déjeuner au Restaurant Vié, en voiture, une DE DION bien entendu.

Un blason …

Le Chef du Blason, aux couleurs de la famille Descartes, est moucheté de 2 hermines bretonnes et d’une feuille des marais d’Erdre.

Le Pont de Sucé construit entre 1869 et 1871 symbolise le territoire communal.

En bas du blason, la rivière de l’Erdre.

« D’azur, au pont soutenu d’une tierce ondée, le tout d’argent, au chef de même, chargé d’une feuille de nénuphar de sinople, accompagnée de deux mouchetures d’hermines ».

Ce blason a été adopté par le Conseil Municipal le 5 mars 1981 et enregistré en Préfecture.

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